Petit traité des lois bénéfiques ou néfastes du management

Petit traité des lois bénéfiques ou néfastes du management

Comme pour chaque discipline, le management est soumis, de manière complexe, à un ensemble de lois qui ne sont pas forcément toutes en faveur des managers. Voici un petit traité des lois bénéfiques ou néfastes du management.

 

La loi de Pareto

Pareto
Pareto

Appelée également la loi des 80 /20 car 80% des effets sont produits par 20% des causes. Vous pouvez par exemple vous demander quel est le pourcentage de vos clients qui génère 80% de votre chiffre d’affaire ?  Bénéfique ou Néfaste ? Cela dépend de quel côté vous vous trouvez… Je vous conseille la lecture de cet article qui traite de la priorisation des tâches avec la loi de Pareto écrit par Amaury Khelifi

 

Le syndrome de Peter

Principe de Peter
Principe de Peter

Enoncé comme le déplacement du point d’incompétence. Le principe de base décrit par Laurence J. Peter et Raymond Hull est simple : Un collaborateur compétent à un poste donné sera promu à un niveau hiérarchique supérieur mais un collaborateur incompétent à un poste donné ne sera ni promu, ni rétrogradé à son poste précédent… A terme, le collaborateur finira (probablement) par atteindre son point d’incompétence. Un principe néfaste à long terme, qui  peut être bénéfique à court terme.

Le principe de Dilbert

Ce principe est une version aggravée du syndrome de Peter qui s’énonce de la manière suivante : « Les gens les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : ceux de managers ». Vous trouverez des bandes dessinées humoristiques représentant Dilbert, illustré par Scott Adams, sur internet. Définitivement néfaste…

La loi de Murphy

Plus connu sous le nom triviale de « la loi de l’emmerdement maximum », elle s’énonce assez simplement : « Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal ». Comme vous le constatez, Edward Murphy était un optimiste ! A cette loi vient s’ajouter un grand nombre de corolaires humoristiques, tels que : « D’abord les ennuis s’additionnent, ensuite ils se multiplient », ou encore « À la fin tout tourne mal ; si ça semble s’arranger, c’est que ce n’est pas encore la fin »… Néfaste ? L’effet Bonaldi a été bénéfique dans son cas.

Le théorème de Lavoisier

Du nom de son inventeur Antoine Lavoisier, célèbre chimiste, économiste et philosophe (rien que ça !) Français. Il énonce son théorème : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » qui s’applique à tous les champs de l’entreprise : proposition financière, présentation powerpoint, code informatique… Il est toujours bénéfique de capitaliser le savoir de son entreprise.

La loi de Parkinson

Elle s’énonce de la manière suivante : « Un travail s’étend jusqu’à occuper tout le temps qui lui est imparti », faisant référence à une loi physique : « un gaz s’étend jusqu’à occuper tout le volume qui lui est imparti ». Peut être néfaste à votre budget, ou bénéfique entre les mains d’un chef de projet compétent.

Le mythe du « Mois-Homme»

Enoncé par Frederick Brooks, cette mesure est un classique en développement de logiciels informatiques. Il fait référence à une unité de coût de développement (c’est-à-dire le travail d’un homme pendant un mois). Il est alors tentant de penser que le travail d’une personne réalisé en N mois peut parfaitement être réalisé par N personnes en 1 mois. Le proverbe cité par Brooks pour exprimer cette idée est : « Neuf femmes ne font pas un enfant en un mois ». CQFD ! Néfaste pour une entreprise mais très bénéfique pour la concurrence.

Le plafond de verre

Expression apparue aux USA à la fin des années 1970 (glass ceiling). Cette expression est utilisé pour décrire le cas où un individu est confronté à un réseau de pouvoir tacite, implicite, voire occulte qui l’écarte d’un niveau de pouvoir, rémunération ou hiérarchique auquel il pourrait prétendre. La parité Homme/Femme en est l’une des illustrations les plus probantes de l’actualité. Néfaste !

La pyramide de Maslow

Pyramide de Maslow
Pyramide de Maslow

Ce modèle exprime une hiérarchisation des besoins sous forme de pyramide (porte bien son nom). Elle permet de classifier les besoins par ordre d’importance : physiologiques, de sécurité, d’appartenance, d’estime et de réalisation de soi. Un besoin de catégorie supérieure ne peut être atteint que si l’ensemble des besoins des niveaux inférieurs sont réalisés. Bénéfique car il est toujours utile de savoir motiver ses troupes.

SMART

Last but not least. Acronyme pour rappeler les caractéristiques d’un objectif ou d’un indicateur : Spécifique, Mesurable, Ambitieux, Réaliste et Temporel. Normalement bénéfique, qui peut devenir un cauchemar de certains managers lors des entretiens annuels d’évaluation.

Finissons cet article par un sondage : quel est le top trois de vos lois préférées ? Les commentaires sont ouverts !

6 thoughts on “Petit traité des lois bénéfiques ou néfastes du management

  1. bonjour,

    de mon côté, c’est la loi de pareto, le princip ede Dilbert et le SMART pour les entretiens qui représente quelque chose de compliqué à faire pour les managers (par expérience), surtout le mesurable.

    Julien

    1. Merci Julien.

      Je partage tout à fait votre point de vue sur les objectifs SMART. C’est un outil puissant pour un manager, mais souvent mal maîtrisé alors qu’il est souvent corréler à la partie variable des rémunération (le cas échéant).

  2. Ces lois sont intéressantes a connaître pour être plus efficace au travail et ainsi anticiper et reduire les éventuels pépins que la Loi de Murphy peux nous réserver. Mieux gérer son temps de travail et fixer des deadlines pour ne pas que la réalisation d’une tâche ne prenne plus de temps que nécessaire (Loi de Parkinson) et enfin le théorème de Lavoisier qui permet de capitaliser de l’expérience en tirant des leçons de ses différentes expériences professionnelles.

  3. Bonjour Fabrice
    Intéressant ce petit rappel de quelques lois fondamentales connues de tous mais souvent oubliées. Sur le point des objectifs SMART et de la difficulté pour les managers de les identifier peut être faut il souligner l’importance et le devoir de sortir les collaborateurs de leur zones de confort sans toutefois les propulser dans une zone de danger. Dès lors, tout devient plus simple pour identifier des objectifs SMART. Le changement fait peur mais il est tellement gratifiant et donne une toute autre dimension et motivation une fois passée le petit inconfort du début.
    Le mouvement c’est la vie ne l’oublions pas..

    Frédéric

    1. Bonjour Frédéric,
      Merci pour ce retour toujours plein de bon sens ! Tu as raison, une grande valeur ajoutée qui est demandée au manager, c’est de tirer le meilleur de chaque collaborateur !
      Pourquoi pas y ajouter une dose d’amélioration continue également 😉
      Fabrice.

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